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Rentrée 2014 : Les temps forts de l'Espace éthique/AP-HP/IDF

Découvrez les événements marquants de la rentrée 2014 de l'Espace éthique/AP-HP/IDF

Publié le : 16 Décembre 2013

Afin d'ouvrir ses formations à un public toujours plus large, l'Espace éthique AP-HP/IDF a le plaisir d'ouvrir certaines de ses rencontres aux auditeurs libres.
Sauf mention contraire, ces événements ont lieu dans les locaux de l'Espace éthique, Porte 9, Hôpital Saint-Louis, Paris.

En plus des rencontres exceptionnelles, l'équipe de l'Espace éthique vous propose un focus sur 3 de ses journées de cours, ouverts aux auditeurs libres.

Pour un détail de nos formations et événements, consultez le programme via le lien situé à droite.

En cas de question, n'hésitez pas à contacter notre secrétariat pédagogique :

Catherine Collet
catherine.collet@sap.aphp.fr
Tél. 01 44 84 17 55

 

 

Les grandes conférences

 

Innovations thérapeutiques en cancérologie, transformations des prises en charge médicales et expérience de la maladie chronique  

Norbert AMSELLEM
Docteur en sociologie, coordinateur des recherches en SHS, Institut national du cancer
 
La cancérologie peut être considérée comme la pointe avancée de la biomédecine contemporaine – comme le montre historiquement, à travers l’étude de la mise en place des premiers Centres anticancéreux dans les années 20, le rôle qu’elle a joué dans la structuration du système général de soins, en France au moins. L’impact de l’évolution de la biomédecine contemporaine sur l’organisation des soins en cancérologie conduit à explorer en particulier le paradoxe ou la tension entre, d’une part, l’évolution vers une médecine (diagnostic, traitements) et une prise en charge (parcours de soins, organisations hospitalières, réseaux de soins) qui se présentent comme de plus en plus « personnalisées » et, d’autre part, les exigences propres au déploiement de la médecine des preuves, notamment en termes de standardisation des procédures et de commensurabilité des données individuelles.
Plus précisément, on peut se demander comment les progrès thérapeutiques en cours dans le champ de la cancérologie (thérapies ciblées), liés en amont à une réorganisation des modes de production de la recherche biomédicale autour de la génomique, induisent des transformations majeures des modes de prise en charge et d’organisation des soins. Au-delà des discours d’allure scientiste et souvent enchantés sur la portée des nouvelles découvertes, il convient d’étudier les conditions sociales (mais aussi économiques, politiques et institutionnelles) de production des innovations thérapeutiques, avant d’aborder les effets sociaux et l’acceptabilité sociale de l’adoption en routine clinique des nouvelles molécules.

3ème partie -  L’expérience de la maladie chronique. Le cas du cancer

  • Ruptures biographiques, remaniements identitaires.
  • Impact et « ajustement » psychologique à la maladie cancéreuse. L’évolution de la qualité de vie des patients au cours de la durée.
  • L’entourage des patients, les « aidants naturels »  et l’accompagnement psychosocial.
  • Vivre avec/après un cancer : la « réhabilitation » sociale et professionnelle.

Lundi 3 février
18H30-20H : Espace éthique AP-HP/IDF

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Approches éthiques de la vulnérabilité humaine

Pierre BÉTRÉMIEUX
Docteur en philosophie, EA 1610, « Études sur les sciences et les techniques », université Paris Sud
 

2. Le handicap comme emphase de la vulnérabilité humaine

Le handicap représente l’une des situations limites, au sens de Jaspers, que doit affronter l’être humain ; au même titre qu’il est assigné à faire face à sa détermination historique, au combat, à la culpabilité, à la souffrance et à la mort en tant que situations limites. Ceux qui leur sont les plus chers peuvent certes les aider à surmonter le stigmate et la honte irréductible dont sont marquées les personnes handicapées, mais ils ne peuvent leur enlever le fardeau de la déficience. Très éloigné de sa version étatique et coercitive, un eugénisme négatif, libéral et préventif est désormais admis dans nos sociétés : une fois cet état de fait légitimé, il devient impératif d’analyser les thèses utilitaristes qui, au nom d’un supposé « antispécisme », proposent de définir un « critère moral » de distinction entre la vie qui vaut d’être vécue et celle qui ne le vaut pas, refusant ainsi d’accorder la même valeur à tous les êtres humains selon leurs capacités : une restriction des traitements médicaux « futiles » devrait s’appliquer à des personnes dont « la vie devient futile », parce que considérées « aux marges de la vie ». De telles propositions « indicibles » remettent en cause le pacte parental, l’une des conditions du maintien de la cohésion de toute société décente. La famille représente la première sphère normative de la reconnaissance : celle des liens affectifs par lesquels se réalise l’accueil de l’être vulnérable, marque d’une hospitalité sacrée qui peut servir de modèle à suivre pour la famille élargie que devrait constituer la société.

Mercredi 5 février 2014
18H30-20H : Espace éthique AP-HP/IDF

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Journées thématiques et colloque

 

Vulgarisation scientifique : comment transmettre et partager des savoirs et des informations ?

Le programme détaillé de cette journée est disponible via le lien situé en haut à droite de cette page
 
Sous la direction de :
Karine DEMUTH-LABOUZE
Maître de conférences, Laboratoire de biochimie appliquée, EA 1610 « Études sur les sciences et les techniques », Université Paris Sud
Nicolas GRANER
Ingénieur de recherche, directeur du Centre de vulgarisation de la connaissance, Université Paris Sud
 
Cette première journée thématique « Vulgarisation scientifique : comment transmettre et partager des savoirs et des informations ? » permettra d’approfondir certains des aspects les plus délicats des relations entre éthique, science et société. Les missions et responsabilités imparties aux chercheurs ou aux professionnels de santé justifient une capacité de transmission de savoirs souvent sensibles et complexes dans un contexte rarement favorable à cette exigence de pédagogie. Il ne s’agit pas tant d’imposer, de préconiser que de permettre à chacun de s’approprier des connaissances et de gagner ainsi en compréhension, en autonomie, en capacité d’analyse et de discernement.
Dans un contexte d’atomisation des connaissances et de montée en puissance des défiances à l’égard des scientifiques ou d’autres professionnels, contribuer à la lisibilité, à la cohérence, à cette faculté reconnue à chacun d’assumer ses responsabilités et ses choix en disposant des éléments d’appréciation indispensables, relève également d’une exigence éthique.
On comprend dès lors mieux ce à quoi peut inviter une réflexion consacrée à la vulgarisation scientifique, dans un contexte où la confusion est amplifiée par des sources d’informations multiples aux statuts incertains ; parfois aussi par des conflits idéologiques, des représentations qui peuvent contribuer à des postures extrêmes.
Au cours de cette formation qui bénéficiera des meilleures compétences dans ce champ disciplinaire dont la pertinence s’impose à tous, seront exposés à la fois les principes, les finalités, les modalités pratiques et les enjeux éthiques de la vulgarisation scientifique.

Vendredi 7 février 2014
9H-18H : Espace éthique AP-HP/IDF

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Traverser ensemble « l’erreur médicale »
Approches pratiques, enjeux éthiques

Le programme détaillé de cette journée est disponible via le lien situé à droite

Sous la direction de Dominique DAVOUS
Co-fondatrice du groupe de réflexion et de recherche Parents et Soignants face à l’éthique en pédiatrie, Espace éthique AP-HP/IDF
 
Ce colloque sollicitera une réflexion pluraliste tenant compte de la spécificité de la pédiatrie, avec pour souci d’améliorer la qualité et la sécurité de soins. Ces regards croisés conduiront à penser la relation de soin en termes d’alliance, de confiance réciproque, de coopération entre patients, familles et professionnels de santé. Il apparaît alors tout naturel de s’interroger sur les situations où la confiance peut être mise à mal avec un risque de rupture dans les rapports interindividuels.
C’est ainsi que sera explorée « l’erreur médicale », au sens de l’erreur au cours d’un soin. À ces regards croisés s’ajoutera celui du juriste qui indiquera les raisons du choix de ce terme générique.  
Nous prendrons appui sur le film documentaire de Nils Tavernier : Que reste-t-il de nos erreurs ? pour faire ensuite appel aux expériences des participants, pour ouvrir des questionnements autour de quelques axes :

  • Gérer l’erreur en équipe… La question des la responsabilité individuelle et de la responsabilité collective ;
  • Dire l’erreur : à qui, quand, comment ?... La nécessité de la reconnaître ;
  • Se rencontrer entre patients, familles et soignants… Est-ce possible ? Souhaitable ?
  • Accompagner les uns et les autres.

En vue d’apprendre des erreurs, d’y donner du sens et d’en faire un patrimoine commun de l’institution hospitalière.
Autour de ces interrogations, nous construirons quelques repères éthiques et pratiques, sachant que les réponses à donner à chaque situation singulière relèvent d’une exigence de discernement éthique

Lundi 10 février 2014
9H-18H : Espace éthique AP-HP/IDF
 

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Auditeurs libres

L'ensemble des cours est accessible aux auditeurs libres, avec inscription préalable en contactant formation.ethique@sls.aphp.fr
Pour une présentation détaillée de ces enseignements, consultez le programme des événements de la rentrée 2014 via le lien situé à droite

Mardi 7 janvier 2014

Les principes de la bioéthique
9H-13H : Espace éthique AP-HP/IDF
 
Qu’est-il juste de faire ? Penser les dilemmes éthiques avec la littérature
14H-18H : Espace éthique AP-HP/IDF

Mercredi 8 janvier 2014

Recherche clinique et soin médical
9H-13H : Espace éthique AP-HP/IDF