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COMMUNIQUÉS
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Grippe A/H1N1 - Cellule interministérielle de crise, France
Communiqué de presse du 14 mai 2009
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« La Cellule Interministérielle de Crise (CIC)
s’est réunie le jeudi 14 mai au ministère de
l’Intérieur, de l’Outre-mer et des
Collectivités territoriales, en charge de la gestion
opérationnelle de la crise liée à la nouvelle
grippe A/H1N1, en présence de Michèle Alliot-Marie.
[… ] Par ailleurs, la CIC-Décision a demandé au
Haut Fonctionnaire de Défense du ministère de
l’Intérieur de conduire, en liaison avec le SGDN et les
responsables des différents ministères et organismes
concernés, un travail de planification de façon à
anticiper l’apparition d’une éventuelle nouvelle
vague épidémique à l’automne. »
>>>Sommaire
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- ACCEPTER UNE SITUATION D’INCERTITUDE
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Dr Keiji Fukuda,
Directeur Général Adjoint, Organisation Mondiale de la Santé
Conférence de presse du 22 mai 2009
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“ […] I will
point out is that as we go on into this situation, the numbers
themselves will become a little bit more irrelevant. We now have
countries that are moving away from counting cases individually because
there are too many cases. So just to give you heads up, we will begin
to de-emphasize the numbers because they will increasingly not reflect
what is going on. […]
I know that there is much speculation in the media for example, that
maybe things are over or in some countries it looks like things are
going down. But really, from a global perspective and from what we are
seeing, this is probably fairly early in the spread of this infection.
It is clear that the global picture continues to evolve and we expect
that, over the next several months, we will continue to see spread of
this virus and an evolving picture of the epidemiology. […]
I think that there is a lot of speculation about what this means and I
think it is very important to emphasize, as we have in the past, that
when you are early in the spread of something like this around the
world, you really have to keep an open mind. The picture is still
evolving, we do not know what will happen later in the summer, we do
not know what will happen in the fall time and as we have said on
several occasions, we do not know what will happen if large outbreaks
occur in some of the countries in the Southern Hemisphere.”
>>>Sommaire
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ÉDITO
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Marc Guerrier*, Emmanuel Hirsch*, Ross Upshur**
*Espace éthique/AP-HP – Département de recherche en éthique, Université Paris-Sud 11
** Joint Centre for Bioethics de Toronto
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Nous sommes heureux que la
publication de cette lettre Pandémiques/Actualité
s’inscrive dans un partenariat entre l’Espace
éthique / AP-HP et le Joint Centre for Bioethics de Toronto.
Depuis
l’expérience du SRAS, le Joint Centre for Bioethics de
Toronto a été un précurseur. Il reste d’un
des centres les plus dynamiques au monde, s’agissant des enjeux
éthiques relatifs à une pandémie de grippe. Cette
instance universitaire développe l’initiative
CanPrep : Canadian Program of Research on Ethics in a Pandemic.
Dans ce domaine,
depuis 2006 L’Espace éthique / AP-HP conduit de son
côté des travaux de recherche, organise des
réflexions (notamment dans le cadre de colloques ou de groupes
thématiques) et propose des publications à
l’échelle française et européenne.
Nos deux
institutions se trouvent de surcroit en réseau comme Centres
collaborateurs de l’OMS pour l’éthique : il
était donc naturel d’initier cette
« newsletter » dans le cadre de nos dialogues et
de nos engagements respectifs.
La circulation du
virus H1N1 avec sa portée internationale, ses
conséquences en termes de santé publique, de choix
scientifiques et de décisions politiques, mais aussi les
hypothèses posées officiellement de manière
sérieuse pour un avenir proche constituent une urgence. Il est
désormais évident qu’elle concerne directement ou
indirectement chacun d’entre nous.
Pandémiques/Actualité
a pour ambition de proposer des réflexions susceptibles
d’éclairer cette réalité émergente et
de favoriser la responsabilisation de la société dans ses
différentes composantes en contribuant aux débats
nécessaires. Il paraît évident que faute de
concertations et d’argumentations attentives aux
considérations d’ordre éthique auxquelles nous
confronte une menace épidémique, la mobilisation du corps
social n’en serait que plus difficile. L’expérience
acquise impose un effort de communication, de pédagogie qui ne
saurait se limiter aux seules stratégies de communication. Il y
va d’enjeux démocratiques évidents, notamment
lorsque en phase de crise les dilemmes de la prise de décision
devront procéder de critères justifiés et
transparents, afin d’éviter les discriminations ou les
positions extrêmes contradictoires aux valeurs qui inspirent le
bien commun.
Penser la
pandémie dans ses constituants sociétaux c’est
tenter d’anticiper les dispositifs sociaux, les relations, les
solidarités, les soutiens, qui permettront de vivre ensemble des
moments particulièrement délicats et peut-être
tragiques. Si les pays développés disposent de plans
gouvernementaux élaborés jusque dans le détail, ce
n’est pas le cas dans les pays parfois les plus exposés
aux vulnérabilités des fléaux naturels ou des
désastres liés aux carences, tout particulièrement
dans le domaine de la santé publique. A l’épreuve
d’une menace planétaire de cette ampleur il convient
d’envisager des approches qui ne détournent pas des
valeurs qui font société. Notre sollicitude à
l’égard des plus vulnérables ne saurait se limiter
à la compassion s’il convenait demain de distribuer de
manière équitable des traitements limités en
nombre pour une période donnée. Les dilemmes dans la
décision nous contraignent à l’exigence de rigueur
et de justice, à la lucidité d’une anticipation
obligée qui ne peut s’exonérer d’un souci
éthique. La légitimité et la recevabilité
des choix peut y trouver des fondements.
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RÉFLEXION
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- PANDÉMIE : MAINTENIR UN CONSENSUS SOCIAL AUTOUR DE PRINCIPES ÉTHIQUES
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Marc Guerrier, Emmanuel Hirsch
Espace éthique / AP-HP, Département de recherche en
éthique, Université Paris-Sud 11
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Une pandémie de grippe est possible demain : dans quelques
jours (avec le virus H1N1 qui circule en ce moment), ou bien plus tard
dans le futur.
Que l’actuel
H1N1 doive s’avérer responsable ou non d’une
pandémie de grippe, envisager avec lucidité et
transparence les aspects éthiques de notre lutte contre les
catastrophes sanitaires infectieuses constitue aujourd’hui une
urgence. Trois raisons évidentes le justifient.
La première
est relative aux buts poursuivis par une politique de santé
publique dans le cadre d’une pandémie. En effet, il faut
pouvoir justifier à la fois les objectifs que l’on
définit et les moyens mis en œuvre pour les atteindre.
Tout change, par exemple, selon qu’un plan sanitaire vise
à sauver la vie du plus grand nombre de personnes possible,
reconnaît une place privilégiée aux enfants et aux
jeunes, ou encore à résister le mieux possible
économiquement. Tout change également selon que
l’on souhaite privilégier une approche autoritaire ou au
contraire peu contraignante au regard des libertés
individuelles. Différentes attitudes sont possibles avec les
pays frontaliers pendant une pandémie : faut-il
décider de fermer les frontières pour éviter
d’être davantage contaminé ou les ouvrir pour porter
un secours médical à ceux qui pourraient en avoir
besoin ? La liste des options énumérées ne
vise pas l’exhaustivité et les formules finalement
retenues sont des compromis entre différents termes. Les plans
opérationnels sont la résultante de choix complexes
qu’il convient de savoir justifier et non pas la source des
justifications.
La seconde raison
est que, même s’ils sont très complets, les
dispositifs de planification et les instruments législatifs
sollicités en cas de pandémie seraient totalement
inutiles si nous ne partageons pas la conviction de défendre des
valeurs fortes en les acceptant. Cela d’autant qu’une
pandémie nous confronterait inévitablement à des
tensions morales complexes, et peut-être à des choix
tragiques.
La troisième
résulte des deux premières : la discussion
démocratique des enjeux éthiques de la lutte contre une
éventuelle pandémie favoriserait son appropriation
à travers une démarche de responsabilité
assumée ensemble.
Les instances
gouvernementales qui œuvrent avec efficacité à la
préparation du pays montrent qu’elles ont conscience de
tels enjeux : « veiller à maintenir un consensus
social autour de principes éthiques. » Pourtant, ce
souci accordé à l’éthique ne fait
l’objet d’aucun développement dans le Plan national
de prévention et de lutte
« Pandémie grippale (1)». De quelle
approche éthique parle-t-on ? Quels sont ces principes
éthiques qui doivent faire consensus social ? Comment la
société les intègrera-t-elle sans être
associée à leur élaboration ? S’agissant par
exemple de la question de l’établissement de
priorités, le Comité consultatif national
d’éthique (CCNE) recommande que l’on informe
« des critères fondant ces priorités et des
règles d’éthique qui auront été
prises en compte.(2)» Est-on parvenu actuellement à ce
degré d’exigence en termes de concertation, de
mobilisation publique et de communication ?
A la suite de
l’épisode du SRAS en 2003, le Joint Center for Bioethics
de Toronto(3)a ouvert la voie en identifiant quatre thèmes
principaux, repris ensuite par l’Organisation Mondiale de la
Santé »(4), et développés par
d’autres instances – dont l’Espace éthique /
AP-HP(5).
Le premier
thème concerne l’équité dans
l’accès aux vaccins et aux traitements. La fabrication de
vaccins contre un virus pandémique ne permet de produire
effectivement les premières doses que plusieurs semaines
après l’isolement du microbe. Il n’est pas possible
de vacciner toute la population d’un seul tenant, et certains
devront attendre des semaines supplémentaires, du moins dans les
pays dotés en vaccins. Si un l’afflux de malades sature
les systèmes de santé, il peut au pire devenir
matériellement impossible de prodiguer des soins à tous
(même en hiérarchisant les files d’attentes selon
des critères médicaux)(5).
Le second traite des
droits et des devoirs des professionnels de santé. Que
demanderons-nous à nos professionnels de santé,
éventuellement à quel prix, et pour quelle contrepartie,
en cas de pandémie de grippe ? Ne doit-on pas accepter que
d’autres devoirs entrant en conflit avec l’obligation de
soigner les éloignent de leurs tâches ? Dans ce cas,
qui en déciderait ? Comme contrepartie, il est certainement
juste de leur donner un accès prioritaire aux soins, aux
traitements, et à d’autres protections. Qu’en est-il
de leurs familles ? Et de leurs proches ? Le thème des
droits et des devoirs ne concerne pas uniquement les soignants :
un grand nombre d’autres personnes sont indispensables à
notre survie collective. Mais peut-on séparer la population
entre « personnes utiles » et
« personnes moins utiles » dans l’horizon
de la maladie ?
Le troisième
thème est celui de la restriction des libertés. Quelles
sont les raisons qui justifieront par exemple, la fermeture des
frontières dans l’espace intracommunautaire, la limitation
des transports collectifs, ou des entraves à la libre
circulation ? Comment envisageons-nous de contrôler le
comportement des personnes qui refuseraient de se prêter aux
mesures de santé publique préconisées ? Il est
évident que l’intérêt collectif dans une
situation d’urgence sanitaire peut justifier certains
degrés de contrainte individuelle, mais
jusqu’où ?
Enfin, le
quatrième thème est celui de la gestion
multilatérale de la crise. Comment envisageons-nous les rapports
internationaux en cas de pandémie avérée ?
Quelles solidarités allons-nous témoigner à nos
voisins peut-être moins bien pourvus que nous, ne serait-ce
qu’en Europe ? Quel effort sommes-nous prêts à
consentir pour venir en aide aux pays du Sud encore plus exposés
en cas de pandémie ? Qu’en sera-t-il si nous
constatons que des pays comparables au nôtre adoptent
d’autres voies ?
Il convient
d’entrer dans le détail et de penser aux
réalités humaines et sociales pour approfondir de
façon pertinente les enjeux éthiques d’une
pandémie de grippe. Mentionnons la prise en compte de situations
de vulnérabilités spécifiques au regard
d’une transmission virale comme par exemple dans les institutions
fermées, qu’il s’agisse des prisons ou de structures
de santé. On ne peut méconnaître par ailleurs
l’évidente dimension éthique que revêt
l’existence d’un grand nombre de personnes en fin de vie
qu’une pandémie pourrait entraîner.
(1) N° 40/SGDN/PSE/PPS du 9 janvier 2007 puis n° 150/SGDN/PSE/PPS du 20 février 2009.
(2) Comité consultatif national d’éthique, Avis
n° 106 : « Questions éthiques
soulevées par une possible pandémie
grippale », 5 février 2009.
(3) Stand on Guard for Thee. Ethical considerations in preparedness
planning for pandemic influenza. Joint Centre for Bioethics (Toronto),
Rapport, Novembre 2005.
(4) Ethical considerations in developing a public health response to
pandemic influenza. Organisation Mondiale de la Santé, 2007.
WHO/CDS/EPR/GIP/2007.2.
(5) Espace éthique de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, voir : www.espace-ethique.org/fr/grippe.php
(6) Un important débat est nourri, par exemple, en Angleterre
s’agissant de l’éventuelle nécessité
de créer des priorités pour l’accès aux
services de réanimation si la situation y contraignait.
>>>Sommaire
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Jacques de Haller
Président de la Fédération de médecins suisses
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On ne peut se permettre de banaliser le problème : l'apparition
et la dissémination du virus A/H1N1 posent un remarquable
défi à nos concepts de communication.
Le public de nos
pays est quotidiennement abreuvé, inondé d'informations
« en temps réel ». Et
l'appétit vient en mangeant ! L'inquiétude face au
spectre d'une « Grande Grippe » comme on a eu de
« Grandes Pestes », alimentée par la
présence constante du sujet – si vendeur – dans les
médias, fait que la population n'est jamais rassasiée de
nouvelles, tentant de scruter l'avenir.
Ainsi nous, les
« spécialistes », ne sommes au total
guère mieux informés que le public lui-même. C'est
peut-être une première : l'accessibilité de
l'Internet pour tous et la multiplication vertigineuse des sites
d'information font que la quantité d’information
accessible aux experts est sensiblement la même que celle dont
dispose la population. C'est à dire pas grand chose !
Et il est là,
le défi à nos concepts de communication… et
à notre éthique : saurons-nous être transparents,
honnêtes, et dire clairement nos limites ?
En toute
probité, en toute rigueur scientifique, la pandémie qui
se dessine est grave un jour, bénigne le lendemain ; elle
tue 250 Mexicains un jour, une vingtaine le lendemain ; elle
demande une alerte de niveau 5 un jour, et on n'en perçoit
toujours rien une semaine plus tard…
Ces variations dans
les connaissances, dans les conclusions qu'on peut en tirer, et enfin
dans l'information, sont parfaitement explicables et
compréhensibles – il est indispensable de les
rendre telles aussi pour le public, si nous voulons rester
crédibles et ne pas perdre la face.
Nous devons en toute
transparence expliquer pourquoi nous pensons ce que nous pensons, et
pourquoi nous sommes amenés à changer d'avis ensuite.
Nous devons dire en fait sans fard, à chaque moment, où
s'arrête ce que nous savons.
C'est la condition absolue de notre crédibilité. Lors de cette pandémie, et surtout lors de la prochaine.
>>>Sommaire
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- RÉPARTITION DES VACCINS : UNE QUESTION DYNAMIQUE
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Marc Guerrier
Espace éthique / AP-HP, Département de recherche en
éthique, Université Paris-Sud 11
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Il n’a pas été pris de décision
opérationnelle, au cours de la première quinzaine de mai,
s’agissant de la mise en route de la fabrication d’un
vaccin spécifique H1N1. Il est toutefois fort probable
qu’une telle décision intervienne d’ici juillet, et
les carnets de préachats des manufacturiers se remplissent
rapidement.
L’évolution
du virus, en particulier l’éventuelle mutation vers une
forme plus sévère, modifiera considérablement
l’impact d’un vaccin sur la santé publique des
populations concernées.
La manière
d’utiliser les vaccins produits conduirait à effectuer un
certain nombre d’arbitrages, la répartition étant
l’un d’entre eux.
La
répartition des vaccins se réfléchit à
l’échelon mondial d’une part, et national
d’autre part. Au niveau mondial, des commandes peuvent être
effectuées par les états-nation, directement
auprès des laboratoires pharmaceutiques. Des pays moins
favorisés financièrement, pourront
bénéficier d’aide de la part de
l’Organisation Mondiale de la Santé, ou bien directement
de la part de pays plus riches. A l’échelon national, une
répartition doit également intervenir car, même si
une nation donnée commande autant de doses qu’il en faut
pour vacciner toute la population, le caractère progressif des
livraisons nécessitera l’établissement de
priorités.
Le problème
de la répartition des vaccins est à poser à la
fois dans sa dimension de quantité brute (combien de doses pour
quel pays, ou pour quel groupe de population) que dans sa dimension
dynamique : comment répartir les doses au fur et à
mesure de leur production (à la sortie des usines
pharmaceutiques) et de leur réception (concernant les pays) vers
les différents destinataires. S’agissant des livraisons
aux pays, les envois à la sortie des chaînes de production
se feront certainement selon des modalités combinant une logique
« séquentielle » : livrer un pays
d’abord, puis un autre en deuxième, et ainsi de suite, et
une logique de distribution « en
parallèle » : livrer simultanément les
pays en quantité fractionnée. Or il faut bien comprendre
que pour un pays destinataire, tout change selon que la
réception des vaccins se fait par grosse quantités ou de
façon lente à coup de petites livraisons. En effet, il
faut envisager la dynamique de la distribution des vaccins en
superposition avec celle de l’épidémie : les
populations vaccinées la première semaine d’une
pandémie auront finalement été mieux
protégées que celles ayant reçu l’injection
lors des derniers jours d’une épidémie. Enfin, il
convient également de tenir compte de la probabilité du
fait qu’une pandémie de grippe sévère se
« déroulerait » littéralement un
hémisphère après l’autre, suivant une marche
géographique plutôt que touchant tout le globe à un
moment identique. En sorte que certains pays, à un moment
donné, pourraient avoir un besoin plus urgent que d’autres
du vaccin. Mais l’hypothèse inverse doit également
être examinée : si plusieurs continents sont
touchés simultanément avec la même
sévérité, comment les vaccins seront-ils
répartis ?
En bref et en
pratique, pour une population donnée, la question qui se pose
est : mon pays va-t-il recevoir des doses de vaccins (en avance,
à temps, ou tardivement) ; combien de doses au total
recevrons-nous à l’échelle de notre
état ; à quelle vitesse arriveront-elles (et quand
doit-on attendre les dernières doses) ; y a-t-il des
groupes de personnes qui ne seront pas vacciné du tout ;
quel est le calendrier des vaccinations compte tenu des
priorités établies ?
L’agenda
international de la livraison des vaccins relèvera d’un
processus extrêmement complexe, où se télescopent
des négociations commerciales, et des négociations
intergouvernementales et multilatérales dont l’OMS est la
clef de voute. Une attention particulière devrait être
portée à la transparence de ces processus.
>>>Sommaire
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- NOUVELLES CRISES, NOUVEAUX PILOTAGES ENGAGER UNE DÉMARCHE DE RETOUR D’EXPÉRIENCE
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Patrick Lagadec
Directeur de recherche, école Polytechnique
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Lecture (trop) rapide
Après une ou deux décennies d’épreuves et de
réflexions sur le front des crises, nous avons pu mettre au
point des dispositifs, des outils, des protocoles de gestion pour
traiter ces événements à forts impacts potentiels
sur nos sociétés. Des organisations et des salles de
crise ont été montées, des plans de crises ont
été rédigés, ajustés, testés.
Des échelles de classement et des phases d’action ont
été clarifiées pour aider et encadrer la
préparation, la lecture des situations, le déclenchement
des actions-réflexes nécessaires, la cohérence
dans les actions. Des logiques de communication ont été
arrêtées.
En matière de santé publique, notamment, après
l’épreuve du SRAS (2003), un travail
particulièrement imposant a été
réalisé sur le cas d’une possible pandémie
grippale très sévère d’origine aviaire, le
H5N1. La réactivité a été aiguisée,
la coordination développée – et, vu la
gravité et l’urgence en cas de crise majeure, les «
règles d’engagement » ont même
été largement arrêtées à
l’échelle internationale, sous la clé de
voûte de l’OMS. Sur peu de dossiers on était aussi
prêts, à l’échelle internationale, à
appliquer la séquence :
détection-vérification-réaction, et à le
faire de façon suffisamment automatique et emboîtée
pour que, cette fois, on ne soit pas pris de vitesse ou en
défaut de cohérence.
L’épisode de grippe A(H1N1) est arrivé alors que
l’on attendait le redoutable H5N1, sur un fond de tableau
profondément marqué par la référence
à la pandémie grippale de 1918, et dans une
actualité percutée chaque jour par la pandémie
financière mondiale particulièrement mal traitée
en ses débuts. On était fort, assurément,
d’une supériorité manifeste sur les
sociétés du début du siècle dernier, avec
nos connaissances autrement plus scientifiques, nos capacités
d’information rapide, nos outils de gestion de crise à
l’échelle mondiale et nationale, nos entraînements,
qui permettaient d’assurer une réplique
instantanée, de ne pas se laisser piéger par la
sidération et les viscosités bureaucratiques. Fournir
à l’avance des cadres, des réponses, des moyens aux
décideurs garantissait une tout autre qualité de
réplique.
Fin avril 2009 : annonce d’une bouffée
épidémique de « grippe » au Mexique, qui
semble avoir fait l’objet d’une information première
décalée ; une tache rapide vers les Etats-Unis, puis le
Canada, puis l’Europe et le reste du monde. Le plan
pandémie grippale de l’OMS est promptement mis en action,
avec passage rapide en phase 5 et annonce massive de pandémie
« imminente », entrainant par effet de cliquet
quasi-automatique l’application de plans nationaux
également prêts à l’emploi – masques et
Tamiflu sont envoyés dans les tuyaux prévus, sans
délais, pour irriguer les plateformes prévues ; les
prestations médiatiques également bien calées,
avec annonce de cas (certes un peu faibles) sont engagées
promptement. Des actions complémentaires de
protection-précaution sont prises, évoquées, voire
exigées, bien au-delà des recommandations
planifiées ou énoncées par l’OMS, pilote
technico-décisionnel mondial suivi à la lettre ou
allègrement débordé : fermeture de liaisons
aériennes avec le Mexique (demande de la France), puis
même avec les Etats-Unis (et la question est posée sur
l’Espagne) ; fermeture de frontières, blocage (voire
abattage – Egypte) des porcs ; recherche et mise en quarantaine
de personnes disposant de passeports Mexicains (Chine) ; suggestion
forte de ne plus se rendre dans les pays concernés, y compris
les Etats-Unis (et même l’Angleterre), etc. Le moindre cas
est détecté et rondement mis en boucle médiatique
pour tenter d’éviter la traditionnelle inertie de
l’opinion (bien plus normale que la « panique »). La
mobilisation générale – une « première
» à cette échelle – n’attend plus que
deux « faits » pour être à la fois totale et
définitivement légitimée : la décision de
l’OMS d’un passage en phase 6, qui ne saurait tarder ;
l’explosion effective du nombre des cas et la confirmation
globale d’une létalité dramatique.
Surprise : même si le scénario ne suit pas le script
imprimé dans les plans, les livres et les esprits, le virus
A(H1N1) ne se montre décidément pas à la hauteur.
Le 4 Mai, Janet Napolitano, Secrétaire du Homeland Security aux
Etats-Unis, semble, la première, indiquer que la voie des
mesures conservatoires tous azimuts appelle quelque circonspection.
Elle confirme par là la posture première du
Président américain qui se dégagea des pressions
immédiates appelant la « fermeture de la frontière
avec le Mexique ». L’explosion « imminente »
est annoncée pour l’automne, et on souligne la
nécessité de maintenir la plus haute vigilance pour les
pays du Sud. La phase 6 ne vient toujours pas. Les commentateurs
commencent à écrire dans l’autre sens, sur la base
d’une hésitation autour du piège de «
l’alarmisme » – tout en saluant, mais avec de moins
en moins de certitude, la nécessaire attitude de «
précaution » que, dans sa grande sagesse, l’OMS a su
faire prévaloir. Les ministres de la Santé se font de
plus en plus discrets.
Le 26 mai, dans sa conférence de presse – l’effort
d’information a été une première dans cet
épisode – le porte-parole de l’OMS plaide avec
vigueur pour la nécessité d’une nouvelle
réflexion sur les phases, sur les critères de passage
d’une phase à une autre – avec assurément une
place à faire au critère de
sévérité. La nécessité,
contradictoire, d’une simplicité et d’une pertinence
de ces critères, est soulignée… alors que les
journalistes continuent à plaider pour que l’on en reste
bien aux logiques de simplicité et d’automaticité
prévue. Le porte-parole met aussi en lumière le fait que
la vision première, qui a inspiré et modelé les
protocoles prévus, était le H5N1, qui n’est pas le
modèle de référence dans le présent
épisode. Il souligne avec force que des ajustements sont
à introduire pour que les définitions et les cadrages
utilisés soient bien en rapport avec la réalité.
Il indique que l’OMS va travailler avec des experts pour penser
ces problèmes, sous quelques semaines. Un mois après le
début de l’épisode, tout au moins pour ce qui
concerne le tourbillon décisionnel, l’OMS met ainsi en
avant non plus la nécessité imposée par les plans
au vu des informations recueillies, mais l’exigence de se reposer
certaines questions sur le thermomètre et les protocoles
d’action..
(Re)Cadrage
La question des crises est en train de changer de nature, dans tous les
secteurs. Nous avions défini les crises, nous avions
exploré leur champ et clarifié des procédures.
Pour faire bonne mesure, nous avions même édicté de
façon implicite (ou explicite) le principe selon lequel il
fallait fixer les protocoles les plus précis, voire les plus
automatiques possibles dans leur application, avec entrainement des
responsables à cette automaticité des décisions.
Les crises ont quitté cet enclos dans lesquels nous avions
été si soulagés de pouvoir les parquer et les
gérer. Et toute nos méthodes se retrouvent non seulement
fragilisées, mais bien mises en question. Nous voici
désormais aux prises avec des environnements d’une
complexité extrême, totalement interconnectés,
extraordinairement volatils, qui se mettent rapidement en mode
chaotique. La crise-événement devient
crise-système, avec perte des ancrages habituels.
Fondamentalement, il nous manque une intelligence des milieux
chaotiques, et aussi longtemps que nous en resterons à nos
logiques habituelles de réponse, nous serons les jouets des
dynamiques de turbulence insaisissables qui désormais
s’imposent comme mode de fonctionnement du monde. Cette «
nouvelle donne » appelle un nouvel effort en matière de
paradigme, d’outils, et surtout de logiques
décisionnelles. Comme le reconnaît l’OMS au 26 mai,
la situation appelle des réflexion de fond sur les visions et
les outils. J’ai proposé, pour traiter les situations de
crise hypercomplexes et largement « insaisissables » qui
désormais s’imposent dans tous les champs, le concept et
la démarche de Force de Réflexion Rapide. Il s’agit
d’avoir toujours, aux côtés des experts et
décideurs, des groupes de personnes éduquées
à se poser des questions en temps réel, à
fonctionner alors que les scripts implicites ne sont plus valables ou
deviennent sujets à caution, lorsque la complexité
submerge les plans et fait imploser les nomenclatures. Quatre questions
structurent la démarche :
• De quoi s’agit-il ? Le problème est toujours de
savoir catégoriser la situation, non d’appliquer les
grilles à disposition, sur la base de la croyance traditionnelle
: « en crise, on applique des réponses, ce n’est pas
le moment de se poser des questions ». Le questionnement est
capital au début, et le reste tout au long de
l’épisode puisque désormais les crises ont toute
chance de muter, vu la complexité des environnements
(qu’est-ce qu’une pandémie grippale qui se recombine
avec une implosion économique et des déchirures
géostratégiques ?). Et lorsque
l’événement lui-même, comme avec un virus,
est sujet à mutation, il est décidément urgent de
passer d’une posture d’application de réponse
préparée à une logique de questionnement hors
cadres, prise comme colonne vertébrale du pilotage. • Quels
sont les pièges ? Ils sont constants, constitutifs de la
situation ; il faut les anticiper, les repérer, les traiter au
plus vite. Un milieu surpris, voire tétanisé, trouve en
général refuge dans des pièges funestes.
• Quels sont les jeux d’acteurs ? Là encore,
c’est un terrain impossible à cartographier à
l’avance de façon définitive.
• Quelles initiatives ? Certes, on peut avoir des plans de
référence, mais tout va rapidement se jouer sur un
terrain éminemment fluide et volatil où des impulsions
« papillon » vont devenir les clés de
compréhension et d’action.
On est loin de la pensée planificatrice, si nette et si
rassurante. Mais il est crucial de ne jamais être « en
retard d’une guerre », sinon, comme le dit Sun Tsu, on
« sera défait à chaque bataille ». Et bien
sûr, le problème n’est pas de se réfugier
dans le questionnement pour éviter la responsabilité.
L’impératif est d’être effectivement en phase
avec les défis de notre temps, qui ne se laissent plus traiter
par nos logiques d’approche, de catégorisation, de plans.
Bien sûr, beaucoup est à garder dans les avancées
réussies. Mais l’essentiel se joue désormais
ailleurs : dans notre aptitude à bien saisir les enjeux de fond,
tels qu’ils s’imposent désormais à nous.
Réussir une opération 6 juin 44-Masques-tamiflu est une
chose. Mais la véritable ligne de front est autrement plus
stratégique.
Initiative : une démarche de retour d’expérience au fond
L’épisode de grippe A(H1N1) qui a démarré en
printemps et qui est toujours en cours appelle dès maintenant,
comme le perçoit l’OMS, une « nouvelle donne »
en matière de conception et de stratégie
décisionnelle.
Il est urgent de lancer effectivement une démarche de retour
d’expérience : avec l’OMS au premier chef, avec les
instances nationales en charge de ces questions, avec les grands
opérateurs qui ont été fortement invités
à déclencher de grandes opérations logistiques,
avec les intervenants à la base qui ont souvent eu
l’impression de vivre un film étrange dans lequel les
séquences tactiques semblaient prendre le pas l’effort de
pertinence.
Ce retour d’expérience est nécessaire sur le fond.
Même si cela implique des prises de distances très fortes
avec bien des ancrages qui sont les nôtres en matière de
décision, de gestion de crise, de rationalité
cartésienne, de sécurisation des dirigeants, de «
réassurance » des « populations », «
d’éléments de langage » médiatique.
L’objet de la démarche est clair : requalifier les défis, les cadrages conceptuels, les logiques décisionnelles.
Il est aussi crucial, pour la crédibilité même des
instances en charge, qu’elles soient initiatrices et pilotes de
ces examens critiques. A défaut, la « crise après
la crise » pourrait réserver de bien mauvaises surprises
en termes de crédibilité – facteur vital qui ne
doit pas faire défaut pour affronter les épreuves
à venir.
Fondamentalement, en matière de crise, le problème
n’est plus d’appliquer avec rigueur et
vélocité ce que l’on sait, mais bien de se
mobiliser pour être toujours en avant des épreuves et de
leurs pièges. Les crises de l’avenir n’attendront
pas : à nous de faire preuve de détermination pour ne pas
nous laisser prendre dans leur nasse.
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EN DIRECT DE TORONTO |
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- THE CANADIAN PROJECT OF RESEARCH ON ETHICS IN PANDEMIC
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Ross Upshur
Joint Center for Bioethics, Toronto
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The Joint Centre for Bioethics at the University of Toronto and the CanPREP project will be working with the Plateforme Pandémie, Ethique et Société, a partner of the WHO collaborating centres for bioethics in Paris, France. The CanPREP (Canadian Project of Research on Ethics in Pandemic) project is examines the ethical, legal, and social issues in pandemic planning, specifically from the perspectives of stakeholders and end-users representing policy, health care professionals, and populations with special needs. The main research questions of this project include (i) what are the obligations of health care providers in a pandemic crisis and what are the reciprocal obligations of the healthcare system to health care providers? (ii) how should limited resources be allocated in a pandemic? and (iii) how should information be communicated to the public during a pandemic and who should lead the public dialogue? Cross cutting these key ethical issues are themes of public trust, public engagement/social networking tools, and protection of vulnerable and special needs populations.
In January 2009, CanPREP held a Stakeholder Forum for policy makers, health care workers and other end-users for whom ethical principles in pandemic planning have important practical implications. Stakeholders and collaborators will have the opportunity to participate in CanPREP research projects and to interact with each other through the CanPREP collaboratory. In light of the latest H1N1 outbreak, CanPREP stakeholders were asked: What do they see as current ethical issues/challenges facing them right now? Are there any specific needs CanPREP can support their organizations with? What are you doing right now? Are there any collaborative initiatives that we can do right now?
Public engagement on these issues is also regarded as essential for informing policy and thus a major component of research in the CanPREP project. To date, we have conducted a Canadian national telephone survey of 500 participants on ethical issues in pandemic planning. The CanPREP team has also conducted a series of three town hall forums across the country, to engage members of the lay public in discussion regarding key areas of ethical concern. At a forum, about 30 participants divide into breakout groups and explore, through case vignettes, ethical issues surrounding healthcare workers’ duty to care, priority setting, restrictive measures and global governance. Town Hall Forums have already taken place in Vancouver and Winnipeg. The Winnipeg Town Hall Report is now available on the CanPREP website (www.canprep.ca). The last town hall took place at May 29th, 2009 in Saint John, New Brunswick.
CanPREP will also be conducting research on risk communication during a pandemic by examining current media and social networking sites. CanPREP has launched and expanded its website, designed to be a communication hub connecting ethicists, policy makers, health care workers and members of the public to each other and to the resources they need. The website is updated on a daily basis and includes project updates, breaking-news stories, featured highlights, lists of involved individuals and institutions, publications and much more. The website was built based on participatory design principles, in which registered members can contribute to the content of all sections. Further, CanPREP will be making available on its website (www.canprep.ca), an “Ethics FAQ” page, as well as a resource library on policy, legal, empirical, and theoretical documents related to the aforementioned areas of focus.
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PRATIQUES HOSPITALIERES |
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- RÉSEAU NATIONAL PANDÉMIE, ÉTHIQUE & SOCIÉTÉ
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Pandémie, éthique et société : considérations pratiques
Version mai 2009
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Le Réseau national hospitalier éthique &
pandémie (RNHEP) est une initiative de la plate-forme de Veille
& réflexion, Pandémie, éthique et
société de l’Espace éthique / AP-HP et du
Département de recherche en éthique de
l’Université Paris-Sud 11. Le RNHEP est
dédié aux établissements hospitaliers (publics,
participants au service public et privé) qui peuvent s’y
affilier par inscription libre. Un correspondant spécifique pour
le réseau représente chaque établissement membre.
L’objectif du
RNHEP est de renforcer les réflexions sur les enjeux
éthiques se présentant aux hôpitaux au moment de la
préparation des établissements à une
éventuelle pandémie grippale. L’élaboration
du plan « pandémie » pour les
hôpitaux est l’occasion de prendre conscience d’un
certain nombre de questions difficiles et souvent inédites,
relevant d’une réflexion sur les valeurs et la pertinence
de choix dans les principes d’actions.
A un moment plus
aigu d'attention porté d'une part aux activités de prise
en charge sur le territoire de personnes potentiellement
infectées ou infectées par le virus H1N1 et d'autre part
à la préparation à une éventuelle
amplification du phénomène épidémique,
certaines considérations d'éthique pratique sont
proposées comme une partie importante à intégrer
à la réponse opérationnelle.
Le document
Pandémie, Ethique & Hôpital, version Mai 2009, aborde
certains points relatifs à (1) la limitation des droits
fondamentaux à l'hôpital, (2) les droits et devoirs des
professionnels, et (3) l'anticipation des décisions difficiles.
Pour toute information contacter : marc.guerrier@sls.aphp.fr
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ÉVÉNEMENTS
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Pandémie, enjeux d’éthique pratique
Lieu : Espace éthique/AP-HP
CHU Saint-Louis / Quadrilatère historique, porte 9
1, avenue Claude Vellefaux – 75010 Paris
Entrée libre dans la mesure des places disponibles –
Inscription obligatoire par mail marc.guerrier@sls.aphp.fr
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L’Espace éthique / AP-HP organise un séminaire de
réflexion sur les enjeux éthiques que soulèvent
d’une part l’actualité du virus H1N1 et
d’autre part la perspective d’un phénomène
épidémique plus sévère.
• Pandémie, éthique et hôpital - Lundi 15 juin 2009, 17h30-20h00
Quels sont les
enjeux éthiques posés aujourd’hui aux acteurs des
institutions de santé, hôpitaux en premier lieu ?
Comment envisager et mettre en œuvre une réflexion
pertinente, utile et à visée pratique dans le contexte
actuel ? Une telle démarche nécessite au
préalable de s’assurer que les bonnes questions sont
posées.
• H1N1 : les enjeux éthiques de la communication - Lundi 22 juin 2009, 17h30-20h00
Les rapports entre
grand public, experts, et institutions politiques concernant
l’épidémie actuelle du virus H1N1 sont d’une
grande complexité, et présentent des
caractéristiques étonnantes, notamment du fait de
dissonances manifestes et permanentes. Qu’en est-il d’une
communication responsable dans le contexte actuel ?
L’appropriation des enjeux éthiques d’une possible
pandémie par la population ne nécessite-t-elle pas une
pédagogie appropriée ?
•
Répartition des vaccins : la question à
l’échelle nationale - Lundi 6 juillet 2009, 17h30-20h00
Si un vaccin H1N1
est produit, quelles seront les priorités établies en
France ? Sur quelles fondements éthiques l’ordre des
vaccinations sera-t-il établi, et selon quelles
modalités ? Comment progresser de façon pertinente
sur l’établissement de ces priorités
aujourd’hui, d’une part concernant la répartition au
sein du territoire, d’autre part concernant notre
solidarité internationale ?
• H1N1 : l’éthique de la recherche - Lundi 20 juillet 2009
Produire une
connaissance fiable sur le virus H1N1 est un devoir permanent
aujourd’hui. Ce d’autant que le virus est possiblement
amené à évoluer. Quels sont les enjeux
spécifiques de l’éthique et de la
déontologie de la recherche dans ce domaine
aujourd’hui ? Les référentiels habituels
sont-ils efficaces et pertinents ? Qu’est-ce que le
« domaine de la recherche », s’agissant du
H1N1 ?
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