Les Rencontres de bioéthique à SciencesPo - GPA, PMA, accès aux origines, la loi à l'épreuve de la réalité

Captation de la soirée organisée en partenariat avec Sciences Po le 26 mars dans le cadre des États généraux de la bioéthique 2018

Publié le : 04 Avril 2018

Conférence en présence de:

  • René Frydman, professeur de médecine, spécialiste de la reproduction et du développement de l’assistance médicale à la procréation
  • Jean Leonetti, ancien ministre, rapporteur de la loi relative à la bioéthique du 7 juillet 2011
  • Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste
  • Valérie Depadt, maître de conférences HDR en droit privé, Université Paris 13, École de droit de Sciences Po
  • Manon Thamin, étudiante (Master « Médecine, droit et politiques de santé » Sciences Po / Université Paris Descartes)

Présentation du débat par Emmanuel Hirsch, professeur à l’Université Paris-Sud – Paris Saclay, directeur de l’Espace de réflexion éthique de la région IDF.
 
Premier « bébé éprouvette », Amandine est née de 24 février 1982 à la suite d’une fécondation in vitro (FIV) réalisée dans le service de René Frydman (Hôpital Antoine Béclère, AP-HP). Un an plus tard, François Mitterrand créait le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) afin d’anticiper et d’accompagner à travers une réflexion pluraliste les mutations intervenant dans le champ des sciences de la santé et du vivant.
Dès son 3ème avis (23 octobre 1984), le CCNE s’interroge sur « les problèmes éthiques nés des techniques de reproduction artificielle » et dans un de ces derniers avis (15 juin 2017) « sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation ». C’est dire à quel point l’AMP est au cœur des enjeux les plus sensibles du débat bioéthique. Don de gamètes, vitrification des ovocytes en vue de leur conservation, GPA, accès aux origines, réponse ou non à des demandes sociétales là où l’indication médicale justifiait jusqu’à présent une intervention strictement encadrée. Au nom de quels principes fixer des règles à l’AMP ?