Implications éthiques des avancées conceptuelles en biologie

Un cours donné dans le cadre des formations 2013 de l'Espace éthique/AP-HP.

Par : Jean Claude Ameisen, Professeur d’immunologie, université Paris 7, président du Comité consultatif national d’éthique | Publié le : 08 Janvier 2013

S'interroger sur les implications scientifiques et épistémologiques des avancées de la biologie et aborder dans ce contexte leurs implications éthiques pour la recherche, la médecine et la société.
Depuis 150 ans la biologie a progressivement estompé les frontières entre des catégories qui semblaient a priori radicalement distinctes : la matière et le vivant; les cellules et les individus ; les animaux et les êtres humains ; le corps et l'esprit...

Ces représentations nouvelles, si elles peuvent favoriser une attitude d'ouverture et de responsabilité, portent souvent le risque d'une tentation de dogmatisme, de désenchantement, voire de déshumanisation, favorisant une perception de l'être humain comme objet déterminé par des forces aveugles et non pas comme véritable sujet et acteur de sa vie.

À chaque avancée de la recherche biologique correspondent des interrogations éthiques non seulement sur les applications concrètes possibles des découvertes, mais aussi, plus fondamentalement, sur les conséquences que ces représentations nouvelles peuvent avoir sur nos conduites et nos valeurs.