Des malades citoyens dans une société solidaire ?

Des personnes malades atteintes de troubles cognitifs sont-elles des usagers comme tout le monde ? La notion même d'usager/consommateur de soins qui peut juger du service qui lui est rendu est-elle pertinente en l'occurrence ? N'implique-t-elle pas sur le long terme des aptitudes en matière d'abstraction et d'évaluation des situations qui ne seront plus ?

Par : Michèle Frémontier, Directrice de la Fondation Médéric Alzheimer | Publié le : 18 Novembre 2013

Intervention enregistrée dans le cadre de l'Université d'été Alzheimer, éthique et société 2013 des 17, 18, 19 et 20 septembre 2013 à Lille.

Des personnes malades atteintes de troubles cognitifs sont-elles des usagers comme tout le monde ? La notion même d'usager/consommateur de soins qui peut juger du service qui lui est rendu est-elle pertinente en l'occurrence ?
N'implique-t-elle pas sur le long terme des aptitudes en matière d'abstraction et d'évaluation des situations qui ne seront plus ?

Faudrait-il accepter ce faisant de partager cette qualité d'usager avec son aidant ? Ou bien faudrait-il aborder avant tout le statut de la personne malade atteinte de troubles cognitifs comme étant celui d'un citoyen ? Parce qu'alors c'est la cité -- dans le sens de communauté, de proximité, de solidarité -- qui doit se poser la question du comment faire pour permettre à chaque membre de la communauté d'exister avec les ressources qui sont les siennes, en tenant compte de ses particularités et de ses limites.

Cette intervention est extraite de la table ronde " Assumer ensemble, anticiper, respecter "