"Face à une position qui semble relever du déni ou de l'incompréhension"

"Cette méconnaissance de ses troubles par le malade relève soit de l'anosognosie, soit du déni, soit de la négation voire de l'incompréhension liée aux troubles du langage. En tout état de cause, elle contrarie la relation, les prises de décision et l'aide que l'on pourrait apporter au malade. C'est pour cette raison qu'il convient d'analyser et de comprendre ce qui se joue précisément chez le malade afin de trouver les réponses et les modalités d'intervention les plus pertinentes."

Par : Jean-Luc Noël, Psychologue clinicien, Paris | Publié le : 18 Novembre 2013

Intervention enregistrée dans le cadre de l'Université d'été Alzheimer, éthique et société 2013 des 17, 18, 19 et 20 septembre 2013 à Lille.

Cette intervention est extraite de la table ronde " Vivre un savoir, se l'approprier "

La relation avec la personne atteinte de la maladie d'Alzheimer est parfois difficile du fait de la méconnaissance des troubles par le malade.
Cette méconnaissance de ses troubles relève soit de l'anosognosie, soit du déni, soit de la négation voire de l'incompréhension liée aux troubles du langage. En tout état de cause, elle contrarie la relation, les prises de décision et l'aide que l'on pourrait apporter au malade. C'est pour cette raison qu'il convient d'analyser et de comprendre ce qui se joue précisément chez le malade afin de trouver les réponses et les modalités d'intervention les plus pertinentes.
Ainsi, il n'est pas impossible de trouver une attitude soignante qui prenne sens pour le malade, même si celui-ci paraissait à première vue dans le déni ou l'incompréhension.