Les nano-biotechnologies en médecine : Questions éthiques

Une nouvelle bio-ingénierie basée sur les nano-biotechnologies se développe depuis quelques années, avec des perspectives intéressantes pour la médecine (nanomédicaments vectorisés par exemple). Quelles en sont les implications éthiques ?

Par : Thierry Magnin, Professeur des universités, responsable du groupe de recherche « Épistémologie et éthique des sciences et technologies », université catholique de Lyon | Publié le : 23 Août 2013

Intervention donnée dans le cadre de l'Université d'été Sciences, éthique et société 2013, organisée par l'Espace éthique/Ile-de-France les 11 et 12 juin 2013, sous le Haut patronage du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche.

"La nouvelle bio-ingénierie conduit déjà à fabriquer des bio-briques, sortes de modules élémentaires du vivant. Elle permet aussi de modifier le comportement de vivants comme des bactéries en remplaçant leur génome « naturel » par un « génome artificiel » par exemple. C’est ce qu’on désigne aujourd’hui sous le vocable « biologie de synthèse ». Celle-ci servira d’exemple privilégié pour analyser les questions éthiques et métaphysiques posées par les nouvelles biotechnologies, en particulier lorsqu’elles sont utilisées sur l’humain."