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  • Demain, serons-nous tous considérés comme malades dès la naissance ?

    Avec le développement des diagnostics présymptomatiques, c’est l’angoisse ultime de l’hypocondriaque qui prend corps : une maladie qui se cache si bien dans les tréfonds de votre corps qu’elle s’y épanouit déjà sans émettre encore le moindre signe visible. Si bien qu’on pourrait dire que (virtuellement) un corps en bonne santé est déjà gravement malade. Et ce n’est pas de la science-fiction. Il est déjà possible de détecter une maladie génétique, comme certaines formes d’Alzheimer, de Parkinson ou de Creutzfeldt-Jakob, avant même l’apparition des premiers symptômes. Mais pouvons-nous vraiment généraliser ces prémisses et concevoir une maladie sans symptômes ? C’est le débat qui a eu lieu le 11 octobre 2016 entre les philosophes Paul-Loup Weil-Dubuc et Roberto Poma à l’occasion de la première séance du séminaire de l’Espace éthique Île-de-France « Anticiper le futur de la santé, un enjeu éthique ».

    Publié le : 02/11/2016 | Auteur : Sébastien Claeys, Responsable communication et stratégie de médiation, Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France

  • Imaginer un monde sans maladie : un rêve empoisonné ?

    « Google peut-il vaincre la mort ? » titrait le Time Magazine en 2013. A coup de révolutions techno-scientifiques comme le rajeunissement cellulaire, ou de règles de vie comme le « sans gluten », un monde sans maladie est l’horizon promis à tous comme un eldorado du XXIème siècle. Utopie ultime ou enfer pavé de bonnes intentions ? C’est le débat qui a eu lieu le 16 janvier 2017, entre le philosophe des sciences Léo Coutellec et Laurent Denizeau, enseignant-chercheur en sociologie et anthropologie à l'Université Catholique de Lyon.

    Publié le : 02/02/2017 | Auteur : Sébastien Claeys, Responsable communication et stratégie de médiation, Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France

  • Et si l’hôpital devenait une usine biomédicale ?

    Pour améliorer les performances de l’hôpital, optimiser le fonctionnement des équipes et augmenter la satisfaction des patients, les décideurs politiques s’orientent toujours davantage vers un hôpital-entreprise converti aux méthodes du « lean management ». Pourtant, avec la tarification à l’activité et la bureaucratisation des soins, l’hôpital semble plutôt se transformer en usine tayloriste. Dans ces conditions, un système de santé purement biomédical et techniciste est-il viable ? Cette question était au coeur du dialogue qui s'est tenu, le 13 février 2017, entre Alexia Jolivet, responsable de l’Observatoire de l’Espace éthique Île-de-France et maître de conférence en Sciences de l’Information et de la Communication, et Frédéric Pierru, sociologue spécialiste des politiques publiques de santé au CNRS et membre de la Chaire de santé publique de Sciences Po Paris.

    Publié le : 01/03/2017 | Auteur : Sébastien Claeys, Responsable communication et stratégie de médiation, Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France

  • Les jours des médecins sont-ils comptés ?

    Si François Fillon veut supprimer 500 000 fonctionnaires, pourquoi ne commencerait-il pas par les médecins ? La suggestion n'est complètement farfelue, à l'heure où une télécabine vient d’être installée dans une pharmacie mutualiste du Roannais, qui prend la tension, le pouls, mesure le taux d’oxygène dans le sang, et transmet ces informations au médecin généraliste. Ces solutions ont le vent en poupe : la société H4D, qui a conçu la télécabine, vient de lever 6,7 millions d'euros. Si cette cabine apporte une réponse au manque de médecins dans les déserts médicaux, elle n’a pas (encore) vocation à remplacer les soignants. C’est pourtant le débat qui a été soulevé le 5 décembre 2016 entre le philosophe des sciences Léo Coutellec et Jean-Christophe Weber, médecin et philosophe spécialiste de l’éthique médicale, à l’occasion de la troisième séance du séminaire de l’Espace éthique Île-de-France « Anticiper le futur de la santé, un enjeu éthique ».

    Publié le : 19/12/2016 | Auteur : Sébastien Claeys, Responsable communication et stratégie de médiation, Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France

  • Médecine : les relations humaines vont-elles devenir une option payante ?

    « Le temps c’est de l’argent » : cette maxime déjà bien connue dans l’économie de services — pensez au regard exaspéré des serveurs dans certains restaurants si vous n’avez pas le bon goût de commander rapidement ! — est resté un tabou absolu quand on parle des métiers du soin et de la médecine. Pourtant, la standardisation du soin, sa spécialisation qui transforme les soignants en techniciens, et l’individualisme croissant des patients peuvent faire imaginer un soin dans lequel la relation humaine serait devenue une simple perte de temps. Mais pouvons-nous vraiment penser un malade sans entourage et une médecine sans relations ? C’est le débat qui a été soulevé le 14 novembre 2016 entre le sociologue Sebastian J. Moser et le philosophe Philippe Barrier à l’occasion de la deuxième séance du séminaire de l’Espace éthique Île-de-France « Anticiper le futur de la santé, un enjeu éthique ».

    Publié le : 23/11/2016 | Auteur : Sébastien Claeys, Responsable communication et stratégie de médiation, Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France

  • Vers une pratique médicale 100% à la carte ?

    Naturopathie, phytothérapie, acupuncture, hypnose, ostéopathie, homéopathie… Les médecines non-conventionnelles sont de plus en plus utilisées dans les soins, comme pratiques préventives ou curatives. Au-delà de leur reconnaissance et de leur encadrement, pourrions-nous imaginer une pratique médicale entièrement à la carte ? Cette question était au cœur du dialogue qui s'est tenu, le 15 mars, entre Alexia Jolivet, responsable de l’Observatoire de l’Espace éthique Île-de-France et maître de conférence en Sciences de l’Information et de la Communication, et Albert Ogien, directeur de recherches au CNRS et directeur de l’Institut Marcel Mauss de l’EHESS.

    Publié le : 19/07/2017 | Auteur : Sébastien Claeys, Responsable communication et stratégie de médiation, Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France

  • Le tout-médicament est-il une fatalité ?

    Dans sa campagne « Les médicaments, c’est pas n’importe comment… », L’Assurance maladie d’Alsace affirme que « 150 000 personnes se rendent malades tous les ans avec les médicaments ». De plus en plus de patients font chorus avec les campagnes de santé publique et les acteurs politiques pour dire que le tout-médicament n’est plus la solution. Malgré cette prise de conscience, la surconsommation de médicament reste la règle en France, apportant son lot de mésusages des traitements médicaux parfois accompagnés d’effets indésirables. Le tout-médicament est-il une fatalité en France ou peut-on inventer un autre modèle de médication ? Cette question était au cœur du dialogue qui s'est tenu le 24 avril 2017 entre Sebastian J. Moser, chercheur en sociologie à l’Université Paris-Sud et à l’Espace éthique Île-de-France, et Anne Vega, anthropologue et ethnologue à l’université Paris Nanterre.

    Publié le : 19/07/2017 | Auteur : Sébastien Claeys, Responsable communication et stratégie de médiation, Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France

  • Malades de tous les pays, unissez-vous

    Vingt millions de Français souffrent de maladies chroniques qui étaient autrefois mortelles à court terme, mais qui ne se guérissent toujours pas. Diabète, asthme, maladie de Parkinson, maladies psychiatriques, ou encore maladie d'Alzheimer nécessitent aujourd’hui de développer un art de vivre avec la maladie. C’est dans ce contexte que se développent les associations et communautés de malades, ainsi que les projets comme le village Alzheimer, actuellement en construction à Dax. Peut-on penser une vie et une communauté politique construites autour du seul critère de la maladie ? Cette question était au cœur du dialogue qui s’est tenu le 15 mai 2017 entre Paul-Loup Weil-Dubuc, chercheur en philosophie morale et politique à l’Espace éthique Île-de-France, et Catherine Dufour, auteur de romans et de nouvelles de science-fiction.

    Publié le : 19/07/2017 | Auteur : Sébastien Claeys, Responsable communication et stratégie de médiation, Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France

  • Le progrès a-t-il encore besoin de nous ?

    L’idée de progrès, qui était triomphante il y a cent ans, chemine aujourd'hui sur une périlleuse ligne de crête : d’un côté, les techno-prophètes nous promettent une accélération illimitée des progrès techniques amenant à la disparition de l’espèce humaine, supplantée par les machines ; de l’autre, les limites écologiques nous rappellent à notre finitude et aux impasses du progrès technologique, qui n'est plus forcément synonyme de progrès humain. Sommes-nous donc arrivés aux limites de l’idée de progrès, ou bien devons-nous inventer un progrès à l’âge des limites ? C’est la question centrale du débat qui a eu lieu entre philosophes, historiens et praticiens du soin hospitalier lors de l'une des « Conversations éthique science et société », le 6 juin 2017, à Paris, à l'initiative d'Espace Éthique Île-de-France.

    Publié le : 19/07/2017 | Auteur : Sébastien Claeys, Responsable communication et stratégie de médiation, Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France