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  • Prélèvements Maastricht III : a-t-on été véritablement attentifs aux enjeux éthiques ?

    "Comment ne pas douter de l’impartialité d’une décision d’arrêt des thérapeutiques actives quand dans le même temps un prélèvement d’organes est proposé aux proches ? Comment demander à un médecin d’être objectif au moment de prendre une telle décision ? Il serait utopique de croire que la séparation des équipes de réanimation et de prélèvements serait un gage suffisant d’objectivité."

    Publié le : 03/12/2014 | Auteur : Arié Attias, Médecin, réanimation chirurgicale polyvalente, Département d’anesthésie-réanimation, Hôpitaux universitaires Henri Mondor, AP-HP

  • Refus de soins : de la confrontation à la négociation

    "Pour préserver une identité fragilisée par l’âge et/ou la maladie, certaines personnes préfèrent refuser tous les éléments qui pourraient révéler une dépendance. Face à ce type de refus, la sécurisation de la personne dans son identité, par la reconnaissance de ce qu’elle est en tant que personne et non en tant que « malade », peut alors faciliter son acceptation. À l’inverse, la confrontation frontale d’un soignant tentant de convaincre de son expertise ne pourra qu’aggraver la situation."

    Publié le : 28/07/2014 | Auteur : Aline Corvol, Gériatre, CHU de Rennes

  • Reconnaître la personne dans son identité, ses préférences et ses choix : de l’affirmation intellectuelle aux actes

    "Il est indispensable de donner à tous, professionnels et familles, des repères solides, certaines obligations même, pour assurer à des personnes que la maladie chronique neurologique a diminuées, modifiées, les droits inaliénables dus à toute personne quelles que soient sa maladie et ses atteintes."

    Publié le : 05/09/2014 | Auteur : Catherine Ollivet, Présidente du Conseil d’orientation de l’Espace de réflexion éthique de la région Ile-de-France, Présidente de France Alzheimer 93

  • Dons d’organes : pour le respect de la volonté de chacun

    "La personne morte va, par sa générosité, permettre à plusieurs malades de revivre. Les taux de guérison sont aujourd’hui considérables et le seul important échec, statistiquement, n’est plus la complication chirurgicale ou le rejet du greffon mais « l’absence de greffe », c’est-à-dire la mort du patient inscrit sur la liste d’attente et n’ayant pas pu bénéficier d’une greffe en raison de la pénurie d’organes. « Pénurie » véritable ou organisation défectueuse ?"

    Publié le : 04/06/2015 | Auteur : Jean-Louis Touraine, Député de la 3e circonscription du Rhône

  • Légitimer nos décisions dans l’accès aux soins et aux traitements en temps de pandémie

    "Comment sélectionner le bon décideur ? Souvent, cette question signifie, sur un plan général : qui doit décider, de l’expert ou du profane ? C’est naturellement cette question qui est à l’horizon des débats sur la responsabilité de chacun des membres de la société dans l’établissement de protocoles de tri pour l’accès aux soins."

    Publié le : 08/09/2014 | Auteur : Benjamin Simmenauer, Professeur agrégé de philosophie, EA 1610 [Étude sur les sciences et les techniques - éthique, science, santé et société]

  • Visa pour l’impensable

    "Notre premier devoir éthique est d’accepter de troquer les paradigmes adaptés aux questions d’hier, pour construire de nouvelles références en phase avec les défis d’aujourd’hui ; de troquer les « bonnes pratiques » du gestionnaire d’hier, pour les questions et inventions de l’explorateur, qui doit cheminer en ces contrées sauvages sans carte et sans boussole."

    Publié le : 08/09/2014 | Auteur : Patrick Lagadec, Directeur de recherche à l’École polytechnique (Département d’économie), membre de l’Académie des technologies, spécialiste des crises non conventionnelles

  • Évaluer la capacité décisionnelle, condition nécessaire au recueil du consentement

    "Inscrire le patient au centre de sa prise en charge est essentiel, y compris lorsque des troubles cognitifs l’affectent. Si le recueil du consentement est une pierre angulaire de cette prise en charge, l’évaluation de la capacité décisionnelle l’est donc tout autant."

    Publié le : 28/07/2014 | Auteur : Béatrice Le Naour, Médecin généraliste, praticien attaché en psycho-gériatrie, Hôpital Bretonneau, AP-HP

  • Le tragique de l’indécidable

    "Comment consentir à une décision qu’on n’a pas vu venir, qui vient d’ailleurs, quand on n’est plus soi-même, que la compréhension, le discours, la faculté de se projeter sont altérés ? Comment, dans notre société qui érige en valeur culte le principe d’autonomie, exiger, quand celle-ci décline, une réflexion, une délibération et un accord, même tacite, à un projet qui n’a jamais pu être pensé ? Faut-il continuer à rechercher ce consentement ? Faut-il y préférer un assentiment plus tacite et passif ou un choix éclairé ?"

    Publié le : 28/07/2014 | Auteur : Véronique Lefebvre des Noettes, Psychiatre du sujet âgé, docteure en philosophie pratique et éthique médicale

  • Fin de vie : l’épreuve du sens

    "L'agonie peut avoir du sens si elle permet à celui qui meurt de terminer son chemin comme il l'entend ; elle a du sens dans ce qu'elle permet de dire qui n'a jamais pu l'être, de vivre jusqu'au bout de la vie, de penser ces instants comme les derniers : ceux qui vont permettre d'apprivoiser l'absence quand le chagrin se fera moins envahissant."

    Publié le : 05/09/2014 | Auteur : Geneviève Demoures, Psycho-gériatre, chef de service, Le verger des Balans / Luc Rivière, Responsable de l’USP et de l’EMASP, Centre hospitalier de Périgueux

  • Reconnaître et préserver les capacités décisionnelles de la personne dans les maladies neurologiques dégénératives évolutive à impact cognitif

    "La seule présence de troubles cognitifs ne permet pas de conclure à l’incapacité. Quand ces troubles sont légers, comme au début de la maladie d’Alzheimer, ils n’empêchent pas forcément de prendre des dispositions en connaissance de cause. Les troubles du comportement sont cependant aussi, bien sûr, à prendre en compte."

    Publié le : 05/09/2014 | Auteur : Laurence Hugonot-Diener, Psychogériatre, Hôpital Broca, AP-HP, consultation mémoire CMRR Paris-Sud et à Mémorys (réseau Alzheimer du sud Parisien)

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